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Critique & critic

Mon haut de une à L’Agefi – Whouhou!

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Après 3 semaines de stage, j’ai publié 10 articles, dont 3 en bas de une et l’un en haut de une. Certains papiers furent plus longs à écrire que d’autres car ils nécessitaient davantage de recherches.

Parmi les sujets que j’ai pu explorer l’on trouve:
– le Bitcoin,
– les réseaux sociaux,
– les tests psychométriques,
– le paiement Contactless,
– le concept de smart city,
– la web science,
– les business models de diverses entreprises suisses et internationales,
– les réactions d’acteurs économiques et politiques face au “souverainisme économique français” dans la possible acquisition d’Alstom

Voici l’article qui m’a valu la palme

http://agefi.com/une/detail/archive/2014/april/artikel/le-modele-suisse-des-smart-cities.html

SAMEDI 26 JUILLET 2014 // 10:36

Le modèle suisse des smart cities

MARDI, 29.04.2014

Villes intelligentes. Les villes européennes centralisent leurs données. En parallèle la Suisse développe son modèle de connectivité.

Isabelle Marchand

En 1900, une personne sur 10 vivait en ville, aujourd’hui il s’agit d’une sur deux. Les statistiques indiquent que d’ici 2050, 70% de la population mondiale sera citadine. Une sensible augmentation qui force le secteur public comme privé à investir dans de nouveaux plans d’urbanisation adaptés à cet afflux. Fournir de l’électricité à chacun, réguler le trafic routier, adapter les habitations, ou simplement faciliter les démarches administratives en sont des exemples. Ces démarches sont passés en quelques années de l’état de projets à celui de priorités.

Amsterdam faisant office de leader en termes de ville intelligente, c’est à un expert local que s’est adressé L’Agefi pour définir ce très large concept. Michiel de Lange est le créateur de The Mobile City, une société néerlandaise spécialisée dans le smart développement urbain. «L’originalité de la notion smart city réside dans le rôle que joue le citoyen dans l’évolution de sa ville. Les citadins, à travers leurs habitudes et leur façon de vivre, peuvent modeler leur environnement.» A travers le feedback renvoyé volontairement ou non, diverses organisations sont à même de définir les besoins de leurs usagers.

Plusieurs facteurs majeurs tendent à encourager ce processus: l’essor des nouvelles technologies, la politique de l’open data, l’investissement des citoyens à chaque étape de la chaîne ainsi que leur connectivité au sein de la société. «A Amsterdam, nous recevons un retour des habitants sur de nombreux domaines: la qualité de l’air, les transports publics, l’isolation des maisons, la sécurité, etc. Le concept de smart city est une réponse possible à ces problèmes.»

En Suisse, le secteur de l’énergie tente de s’adapter au plus près du marché afin de répondre aux directives de la stratégie énergétique 2050. «Le but est d’avoir une gestion plus efficace de notre énergie afin de limiter l’investissement financier», confirme Benjamin Szemkus responsable de projet à Smart City Suisse, une initiative pilotée par l’Office général de l’énergie (OFEN). Les objectifs sur le long terme seraient de limiter le réchauffement climatique et la production de CO2. «Smart City est un projet pilote qui a commencé il y a deux ans. Nous n’en sommes encore qu’aux balbutiements». Aujourd’hui ses priorités seraient davantage de «mettre le sujet sur la table des négociations au niveau parlementaire, ainsi que de lever des fonds».Winterthur, pionnière en la matière, a déposé un dossier pour devenir une Smart City. Sa candidature a été acceptée et elle bénéficiera d’un soutien financier de 200 000 francs d’ici à 2015.

«Le concept de ville intelligente vise à instaurer une production décentralisée de l’énergie», définit Gaetan Cherix, directeur du Centre de Recherches Énergétique et Municipales (CREM). «Romande Energie et le Service Industriel Genevois (SIG) semblent sur la bonne voie avec l’installation de compteurs intelligents.» Des boîtiers qui permettent au consommateur de surveiller sa consommation en temps réel. «Nous appliquons la méthode de back casting et à partir des données reçues nous tentons de définir quels sont les besoins exprimés.» Le maillon encore à construire restant l’inter-opérabilité entre données collectées.

Mais cela ne suffit pas. Il ne s’agit pas tant d’ajuster la production que d’éduquer le consommateur. «Le principal obstacle aujourd’hui est d’intéresser les citoyens à ces problématiques, qui ne peuvent évoluer sans leur concours direct.» L’instauration d’un Facebook de l’énergie au sein de onze communes suisses a déjà échoué, cela à cause du peu d’intérêt soulevé. «L’idée d’un réseau social n’est pas perdue et nous travaillons actuellement à relancer l’idée de façon différente, mais c’est encore confidentiel.»

C’est dans cet esprit d’adaptation que se situe l’initiative des Quartiers Durables, lancée par l’OFEN et l’Office fédéral du développement territorial (ARE). Un projet d’aménagement urbain qui tend à assortir les infrastructures aux besoins des habitants, couplé à l’introduction d’énergies renouvelables. «Il s’agit par exemple de limiter le nombre de voitures  par appartement, tout en assurant des transports publics à proximité», explique Nicole Zimmermann, responsable de section à l’OFEN. La liste est longue lorsqu’il s’agit des options disponibles pour améliorer le quotidien des habitants, tout en conservant une politique d’économie énergétique. «L’idée générale est de mettre en place des mesures incitatives pour encourager les administrations locales à intégrer les modalités du programme. D’autres initiatives sont également à l’œuvre, comme les sites 2000 watts ou les Cités de l’énergie » A ce jour 350 communes suisses ont obtenu le label Cité de l’énergie. L’OFEN offre par ailleurs une aide financière aux communes qui proposeraient de nouvelles idées pour réduire leur consommation de façon durable.

Dans les domaines de la santé, avec E-Health, et de l’administration, avec E-Governement, les efforts ne sont pas moindres. Ces programmes de la confédération et des cantons tendent à fournir des modèles communs de services bureaucratiques, tout en respectant l’intégrité législative locale. «En tant que direction opérationnelle, notre devoir est de faciliter et d’étendre la communication centrale et la coordination inter-administrations», précise Anna Faoro, porte-parole de E-Governement Suisse.

A ce jour une soixantaine de projets ont été lancés, dont 24 ont été implémentés, depuis les permis de construire en passant par les votations. Ces initiatives ne s’appliquent cependant qu’aux cantons qui souhaitent faire partie de l’initiative.

La Suisse a saisi toute l’importance qu’il y a à investir dans des projets smart cities. Comme en témoigne le Smart Living Lab (SLL), plateforme inter-institutionnelle et siège de la future antenne de l’Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne (EPFL), située à Fribourg. Le projet alliera les aptitudes de l’Ecole d’Ingénieurs et d’Architectes et celles de l’Université de Fribourg afin de lier initiatives technologiques et sociétales.

Anne-Claude Cosandey, directrice opérationnelle du pôle EPFL à Fribourg, en dévoile les grandes lignes: «Le Smart Living Lab réfléchira à la conception de bâtiments centrés sur le bien être de l’humain, tout en respectant les impératifs énergétiques actuels. Il doit y avoir une interaction entre construction et utilisateurs, de manière à adapter le premier aux seconds et non l’inverse».

Le SLL se consacrera à l’élaboration de l’habitat de demain, tout en en étant lui même la parfaite illustration. Au delà des systèmes d’énergies renouvelables faisant partie intégrante de la structure, le bâtiment sera pourvu d’un système de contrôle automatique répondant aux attentes exprimées par les utilisateurs. Le projet devrait voir le jour en 2019.

Les propositions ne manquent pas pour adapter les ressources aux besoins, mais le concept de smart city est loin de résoudre les problèmes de fond. Michiel de Lange donne un exemple des limites de ce modèle: «Pour résorber les embouteillages, d’aucun auront l’idée de créer une application pour localiser les places de parking libres dans la ville. C’est une solution intelligente et pratique, mais qui ne change rien à la mobilité des gens. Ceux-ci ne voyageront pas différemment et le problème sera toujours présent». Position que Gaetan Cherix aurait tendance à approfondir en ajoutant: «penser smart ne diminue en rien à la menace, elle change simplement de terrain».

Malgré cela les propositions ne tarissent pas. Les Transports Publiques Genevois (TPG) tentent de juguler leur trafic en fonction de l’afflux de voyageurs. Quatre communes (Lausanne, Neuchâtel, la Chaux-de-Fonds et Martigny) ont mis en place un système de cartographie web pour améliorer la planification des villes. Il manque encore un organisme global pour fédérer l’ensemble des initiatives, mais au-delà les tentatives suisses n’ont rien à envier à celles des voisins européens.n

 

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This entry was posted on April 29, 2014 by in Articles en français and tagged , , , , , .
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